Société d'histoire de La Haute-Saint-Charles

Val-Bélair

Tout commence en 1906 avec l’érection de la paroisse Saint-Gérard-Majella. Le territoire est détaché de la paroisse de l'Ancienne-Lorette et de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. Quatre ans plus tard, la paroisse devient une municipalité et le 6 avril 1910 se tient la première assemblée du Conseil.
 
Mais la ville de Saint-Gérard-Majella connait alors une scission : le rang Saint-Michel, connu sous le nom de Val-Saint-Michel car il est posé sur l'un des versants des Laurentides, devient vite une station estivale assez bien fréquentée et très estimée des citadins pour son bon air des montagnes et les beautés pittoresques de son paysage.
 
Le premier à s’intéresser au site est Charles Cantin. Il achète des terrains à un certain M. Charles Savard. Il fait de la spéculation immobilière : il pense que le prix des terrains augmentera avec la venue des militaires et des bourgeois attirés par la villégiature. Il fait construire sa maison d'été en 1914. D'autres l'imitent.
Les villégiateurs venus s’installer conçoivent le projet de séparer Val St-Michel de Saint-Gérard-Majella et de former une nouvelle administration municipale. La principale raison est d’échapper à la taxation de Saint-Gérard et ainsi de créer une villégiature à prix modique. Le bill No 79 crée, le 13 avril 1933, la ville de Val-Saint-Michel. Le choix est laissé aux propriétaires fonciers de conserver leur  ancien statut de résident de la municipalité de Saint-Gérard-Majella ou de s'annexer à la nouvelle ville.
Le 5 décembre 1973, Saint-Gérard-Majella (devenu Bélair par une charte en 1965) et Val Saint-Michel se réconcilient et reviennent au bercail des années 1910 sous l’appellation de ville de Val-Bélair.
 
En janvier 2002, c’est le début de l’entrée en vigueur de la création de la nouvelle ville de Québec regroupant Val-Bélair et 12 autres municipalités de l’ancienne Communauté urbaine de Québec.
 
L’arrivée de ce nouveau secteur offre de nouvelles perspectives historiques : recherche de documentation, de photographies pour la Société d’histoire. Un fait intéressant à noter est qu’avec l’arrivée de Val-Bélair, l’arrondissement couvre dans sa quasi totalité l’ancienne paroisse Saint-Ambroise de la Jeune Lorette.